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lundi 20 avril 2015

2 hivers. Merci.


Ici à Montréal, le temps se compte en hivers. Alors voilà. Je fête mes deux hivers dans cette ville avec laquelle je suis tombée en amour le 9 avril 2013.
C’aura pas été tous les jours facile, mais j’aurais quand même drôlement grandi et vécu au cours de ces deux ans. C’est vrai, je le répète depuis le début qu’on se sent follement vivant dans cette ville. Bon bah… je maintiens. J’ai pas menti.

Partie seule et sans trop de craintes vers l’inconnu et les inconnus, mettant un océan entre nous avec ceux que j’aime de tout mon coeur, arrivée ici le coeur lourd grâce à un champion de courage, aujourd’hui je dis merci à qui de droit de ne pas avoir vécu l’amour à rabais plus longtemps qu’il ne le fallait avec quelqu'un qui croit quand même qu’il est possible de faire un transfert d’amour (oui oui, riez…) (vous seriez pas les premiers). Ca marche déjà pas toujours avec les comptes en banque alors pour le reste… Bref, merci, et « ouf ». Vraiment.

Ensuite merci à la vie d’expat’ pour toutes ces belles rencontres, de petits et grands bonheurs que ces magnifiques histoires avec des gars et des filles pas mal différents les uns des autres mais tout aussi indispensables à ma vie. C’est qu’on en partage, un sacré lot de bonnes et de mauvaises nouvelles, avec l'intensité des émotions qui vont avec. Les amis, les amours, les emmerdes d’immigration et de boulot(s). C’est coton, mais ça se soigne toujours très bien autour de Blanche de Chambly ou d’autant de bouteilles de vin qu’on a de soucis. 

Anne-Sophie, Aurélie, Barbara, Candice, Carole, Desirée, Dorothée, Elizabeth, Elodie, Gaelle (oui, toi tu seras toujours là.), Léa, Maria, Marylin, Tessa ...
Sérieusement, c'est ni un almanach, ni une chanson de Calogero mais pour vrai, toutes les femmes de ma vie d'ici mériteraient une chanson. 


Merci aussi à cette ville dans laquelle tout est possible. Notamment professionnellement parlant (on fait fi des histoires de visa là, hein). A Montréal on réseaute. On rencontre des gens, qui connaissent des gens, qui vous présentent à des gens et PAF. Ca fait des Chokapik. Ou des amitiés. Ou des collègues de travail.

Ici tu peux gravir les échelons trois fois plus vite qu’il te serait donné de le faire en France, te reconvertir en un truc pas-rapport avec ta vie d’avant, et peut être même finir tatoué. Ou tatoueur. Bref. Ici, si tu veux, c’est pas mal sûr que tu peux. Faut idéalement un bon mojo et de la persévérance. Je dis ça parce que ça a pas toujours été rose pour moi de ce côté là.

Après six mois pas trop stressants à bosser comme responsable des ventes d’une boutique de créateurs, j’ai décidé que ce job alimentaire ne nourrissait pas assez mon cerveau. J’ai ensuite décroché un boulot dans une agence de communication où mes collègues étaient à peu près aussi fabuleuses que le harcèlement moral que l’on subissait toutes dès nos premiers jours était intense. J’ai essayé très fort de trouver autre chose, passé de nombreuses entrevues, souvent fini en tête de liste, mais jamais décroché le saint graal. Chacune de mes collègues ayant quitté le navire avant de finir chèvre, et me voyant atteindre un record de longévité dans un environnement qui ne pouvait en aucun cas me réussir, j’ai décidé à mon tour de retrouver ma liberté en ce début d’année 2015. Un pari risqué, sans avoir d’autre contrat pour m’assurer des revenus, mais tant pis. Ca m’obligeait à chercher encore plus fort.

Bon, bilan des courses : une fausse joie professionnelle, une nouvelle pas chouette dont je ne parlerai pas ici et le décès de mon chat fabuleux plus tard, alors que j’avais cessé d’y croire… Je l’ai finalement décroché ce job. Moi qui avais perdu espoir que ma candidature serait intéressante au point qu’on m’embauche et qui craignais que les contraintes administratives ne rebutent un potentiel employeur, c'est à ce moment là que les recruteurs ont simultanément manifesté un sérieux intérêt pour moi et que j’ai enfin reçu une très belle proposition d’embauche, signé mon contrat et fait le tour du poteau aujourd’hui même.


Je fais ma rentrée des classes demain matin, j’espère que ce nouveau départ sera une réussite. 

J’ai hâte de recevoir ma clé pour pouvoir aller travailler en Bixi dans mon nouveau bureau sur La Main, tout près de chez moi, maintenant que les beaux jours sont installés (bon, là je mens. Ils sont arrivés, prennent congé cette semaine, mais vont revenir). 

Pis il me tarde de recevoir le plus chouette des colis. La petite Maman fabuleuse. Ca va faire beaucoup de bien ça, surtout après les émotions des dernières semaines.

Pis un jour, quand je serais prête, je renouvellerai la belle expérience que celle d’être un foyer d’accueil pour l’un des chats du RSA. Peut être même que je vous en parlerai sur le blog, parce que c’est un beau travail qu’ils font, tous ces bénévoles généreux.

Alors voilà. 2 ans. Un article qui fait à la fois bilan et roman. Tout ça pour dire qu’on est quand même bien ici, et que si certains jours ont été bien moisis, il y a toujours quelque chose de bien qui suit. Je poursuis l’aventure, attends ma résidence permanente et songe doucement mais surement à l’organisation d’un voyage de longue durée que je ferai à un moment opportun pour moi. 


(Ah oui, et j'ai aussi très hâte de vous dévoiler le nouveau design de blog sur lequel on a travaillé avec Elodie). (Patience, ça s'en vient). 

Alors bisous, Namaste, et coeurs avec les pieds.




mercredi 21 janvier 2015

En tandem avec le barbu

Allo la blogo,

Voici le résultat de la séance photo la plus intense que j'aie fait à date. Ces photos ont été prises sans gants, par -20°. Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire.

C'est donc Pierre alias "Le barbu" qui s'est joint à moi pour faire ce shooting en tandem. Mon complice au masculin, usine à fous rires et expert en préparation de burgers, non seulement le dude est hot mais en plus j'aime vraiment sa garde robe composée d'intemporels. Du bon goût, simple et de belle qualité. Oui, parce qu'on ne va pas se mentir, on vit quand même un peu au pôle Nord. 

-20°, c'est doucement hostile comme climat. Ca nous oblige donc à porter (principalement) un bon manteau et de bonnes chaussures chaudes et imperméables pour faire face au vent glacial, aux tempêtes de neige, à la slush (neige fondue) et au sel qui dévore nos souliers.

On y est donc allés avec des looks plutôt casual pour monsieur et plutôt agency/office pour moi.


Pierre fait confiance à Canada Goose pour son manteau et à Timberland pour ses chaussures.

J'aime beaucoup le style de ce manteau différent de la Canada Goose qu'on voit partout ainsi que les détails en cuir brun sur le revers du col et du zipper. C'est très certainement la marque la plus fiable que je connaisse pour faire face au mieux aux températures locales.
Les Timberland sont un classique parfait pour garder ses pieds au sec et un look casual et éviter le style "expédition en Alaska" que nous donnent très vite des bottes de neige plus massives. 
(Je viens d'ailleurs d'investir dans une paire de bottines de cette marque que j'ai hâte de vous montrer dans un prochain article!)

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Pour ma part, c'est la deuxième année que je fais confiance aux manteaux Soïa&Kyo pour me tenir bien au chaud et garder un look sympa en ville. 

L'an passé je vous présentais mon manteau noir long dans ces articles : ici et . J'ai acheté celui que je vous présente dans ces photos à la braderie du Marché Bonsecours à la fin de l'hiver dernier, à moitié prix. C'est fabuleux d'avoir des manteaux de cette qualité à si bas prix. La qualité est irréprochable et les styles sont vraiment beaux et variés, je recommande vivement!

Dans mes pieds, rien d'imperméable pour les jours où les trottoirs sont innondés de cette immonde neige boueuse mais pour une journée très froide comme celle là (où la neige est ferme), ces bottes Zara ont une semelle très épaisse qui isole pas mal du froid et permet donc d'avoir l'air habillée "normalement" (comprendre : pas partie pour une expédition sur la lune et pas besoin de changer de chaussures quand on arrive au bureau).

Pour le reste, que des nouveautés : ce jean Zara à la coupe et au délavage tout simplement parfaits, une blouse et un blaser texturé Phildar pour continuer de surprendre les gens qui me complimentent dessus lorsque je leur annonce d'où ça vient. Et last but not least, ce sublime sac Chanel, cadeau fabuleux qui m'a été fait par la petite Maman fabuleuse pour mes 25 ans. 



- Comme toujours, vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir -
















Dans le détail :

PIERRE
Chemise : Gap
Pull : Galeries Lafayette Paris
Jean : Levis
Manteau : Canada Goose, modèle Banff
Chaussures : Timberland


MARYNE
Blouse : Phildar
Blaser : Phildar
Manteau : Soïa&Kyo 
Echarpe : Zara
Jean : Zara
Bottes : Zara
Sac : Chanel - 2.55
Collier : Tiffany&Co


Voilà, on a eu froid, on a eu des larmes gelées, le visage rougi, piqué par le froid (Non, aucun de ces individus n'est alcoolique.), on a eu l'onglée et failli perdre nos mains dix fois mais c'était un beau travail d'équipe ("Mets tes mains sous mes aisselles et je mets les miennes dans mon slip.") et on prévoit de refaire des articles un peu bi-goût comme celui ci très très vite.

De l'amour pour vous, des coeurs avec les mains, et du "à tantôt!".



mardi 28 octobre 2014

C'est Beau Handwork & Aveleda

La semaine passée, la charmante équipe de l'agence Brad nous conviait Chez Baptiste pour découvrir la collection Automne-Hiver de C'est Beau Handwork ainsi que pour déguster le Vinho Verde d'Aveleda.

Une très jolie soirée faite de découvertes :
Tout d'abord je me suis trouvé un nouveau QG, Chez Baptiste est un bar à l'ambiance fort sympathique. La collection C'est Beau Handwork est composée de quelques pièces, très simples, dans de belles matières et de bon goût à offrir à vos cheums, et les fines bulles fruitées du Vinho Verde accompagneront mes prochains apéros entre amis, pour sûr.

La chaleur humaine et les sourires étaient au rendez-vous, les barbus étaient graouh, les invités étaient lookés et y avait même un chaton dans la soirée.

De la mode, du vin, des barbus et des chatons : le bonheur. (Comment ça c'est cliché ?!)


















Bravo et merci à Gab Labelle pour ces beaux clichés.



mardi 25 mars 2014

Bons baisers de Québéquie

Bon matin mes lapins,

Je me fais pas mal désirer ces temps-ci, avec cet hiver qui n'en finit plus et le demi-milliard de choses qui se passent dans ma vie depuis un bon mois (et c'est pas fini), j'ai moins le temps de m'occuper du blog mais les beaux jours s'en viennent (« ça s'ra pas long », comme on vous dit ici pour vous faire patienter). C'est une période de grands changements, je n'en parlerai pas ici, pas pour l'instant, mais ça se bouscule pas mal du côté de la Sibérie Québéquie.

C'est l'fun, ça me plait toujours de vivre ici, même si pendant « les jours sans » on rentrerait bien un peu au bled, histoire de retourner profiter de nos proches (loin de la neige, hum...), de ceux qu'on aime et qui manquent, je vous assure, malgré les températures indécemment basses et la neige qui ramène trop souvent ses flocons, ça vaut le coup !

Ces temps un peu long de l'hiver font pas mal réfléchir aussi, et dans mon cas (j'vous jure les gars, j'ai un ange gardien champion du paradis), les coups durs se transforment vite en opportunités, bonnes nouvelles ou journées ensoleillées. Ah c'est sûr, par facilité on pourrait parfois juste vouloir baisser les bras, rendre les clefs, abandonner (régresser ?)... Je laisse la médiocrité aux faibles. Non pas qu'aller couler de beaux jours à Sète ne me fait pas rêver hein... ah ouais mais nan, en fait. 
Donc du coup voilà, avec un peu d'optimisme, beaucoup d'énergie, juste ce qu'il faut de bons amis (à 500 mètres ou 10 000 kilomètres), on ne peut que voir le verre à moitié plein et se rendre compte de la chance qu'on a, de la valeur de la tranche de vie qu'on est entrain de se payer, et accessoirement, de sa propre valeur. A soi. Ce qu'on vaut. Ce qu'on veut. Ce qu'on mérite.
Bon, bah du coup, pour moi c'est vite vu. Merci Afflelu.

Trève de confiseries, revenons-en à nos blousons.
('scusez, je m'étale mais c'est que ça commençait à faire un bout' que j'étais pas réapparue par ici, du coup je jacte, je jacte, et j'm'arrête plus.)

Suite à un week-end haut en couleurs et bas en heures de sommeil, ma partner in crime a gentiment accepté de sacrifier ses doigts dans le froid pour faire le shooting le plus rapide de l'univers, juste avant de retourner vivre nos vies de Sitcom chez "les Garçons".
J'en ai donc profité pour vous faire découvrir mes deux nouveautés fétiches du moment, à savoir le petit perfecto parfait et les (seules) bottes de mon shoesing, celles qui m'ont fait capoter quand je les ai croisées sur leur eshop (d'habitude j'aime juste pas les bottes, mais là, elles ont ce qu'il faut d'original, plus hautes que des bottes, plus basses que des cuissardes, leur talon est canon, les détails aussi).

De vous à moi, j'espère :
  1. Que c'est le dernier shooting dans la neige et par -1000° de la saison
  2. Que ces photos vous plairont (et comme j'ai fait le blog buissonnier pendant des semaines, j'ai pas lésiné sur la quantité de photos. Voilà. C'est cadeau. C'est kikou.)



















Manteau : Soïa and Kyo
Perfecto : Smartset
Top : Forever 21
Jean en toile cirée : Zara
Bottes : Mellow Yellow
Pochette : Zara
Montre : American Eagle Outfitters
Headband : Primark

Je vous embrasse bien fort et promets de revenir tantôt, avec de nouvelles photos, plus souvent et je vous encourage également, pour ceux qui ne le connaitraient pas, à aller découvrir le blog d'Élodie, ma complice de toutes les situations qui prend les photos de mon blog depuis plusieurs mois déjà.
Le blog est chouette, elle vient de lui faire un nouveau look d'enfer et en plus de ça elle raconte mieux nos vies que moi, alors pour tout ce qui est lifestyle, c'est par là :